• Lor Photographie - Photo de présentation
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Imperceptibles. Les modèles de Lor hurlent parfois à la mort. Ils vomissent des couleurs et vous supplient du regard. Déroute, solitude, détresse humaine, ils semblent figés dans des espaces obsessionnels aux allures hallucinatoires. Les corps sont nus, simplement vêtus de la couche picturale qui les recouvre. Ils s’évanouissent et se perdent dans les bleus, les rouges, laissant à la couleur toute son autonomie et sa puissance.  Elle puise aussi bien dans une abstraction à la Jackson Pollock que dans les espaces trompe-l’œil de George Rousse. Dans une série intitulée Intégrations, elle place ses personnages dans l’espace urbain en les peignant de telle sorte qu’ils s’y intègrent parfaitement : corps et décors se confondent, les figures humaines disparaissent, imperceptibles.
Immortels. L’utilisation de l’espace, Lor en parle d’ailleurs dans son travail : « l’espace est perçu comme une toile : choix des couleurs et disposition des éléments, réactions des matières, de la peinture ». Ce sont donc des instants saisis par la photographie, mais aussi des réflexions qui mettent le corps en étroite relation avec son univers. Car au-delà d’un travail plastique exemplaire, ces clichés sont aussi un questionnement sur les frontières entre l’art pictural et la photographie, longtemps laissée sur le banc des arts mineurs. Ce sont des êtres hybrides de body-painting et de performance que l’acte photographique rend immortels par l’image. Des êtres humains, transformés par la couleur, en œuvre d’art.

  

 Dans des décors aux ambiances déroutantes, le modèle est plongé dans un océan pictural, peinturluré de toute part pour se fondre dans les éléments qui l’entourent. La chair et la couleur font corps dans ces univers.

 

 

"Lor fait partie de cette nouvelle génération d’artistes en devenir, les espoirs d’un art contemporain à la fois produit purement esthétique et fruit d’une réflexion sur le monde. Après un bac littéraire option arts plastique, une formation en histoire de l’art et une mise à niveau en arts appliqués, elle lance en 2011 sa première exposition de photographies. L’artiste habite et travaille aujourd’hui à Mérignac, près de Bordeaux. Dans un univers ultra-conceptuel, parfois glauquissime, inquiétant, elle questionne les frontières entre la peinture et la photographie, la place de l’homme et son rapport au monde." 

 

 

 HENRY Charlotte, chroniqueuse à PUBLIK'ART.